Cette
étude porte sur le rapport étroit qu’entretiennent langage et
mathématiques, ainsi que sur l’apport de l’analyse des erreurs
langagières en mathématiques.
Elle
est fondée sur l’hypothèse que les erreurs en général, et plus
précisément les erreurs langagières, peuvent nous renseigner sur
le type de rapport aux objets mathématiques qu’entretiennent les
élèves en difficulté. Elle interroge le rôle de la formulation
écrite de l’enseignant dans l’installation de ce rapport et sa
remédiation possible. Elle souligne la variété de facteurs pouvant
entrer dans l’apparition de ces erreurs, tout en privilégiant
une approche didactique dans l’analyse, pour mettre en valeur
ce qu’elles peuvent nous dire du rapport personnel des élèves
et de leurs conceptions face aux objets de connaissance en mathématiques.
Elle
est développée à partir de l’analyse de cahier de cours et de
séances de remédiation psychopédagogique en mathématiques en relation
duelle d’enfants en difficulté. Elle permet de dresser une typologie
des erreurs qui renseignent sur l’imbrication étroite du langage
naturel et de la langue mathématique. L’analyse fine des erreurs
met en évidence un style de rapport personnel au savoir et le
rôle de la formulation dans les conceptions des objets mathématiques.
Elle met en évidence l’importance des implicites portés par le
langage et la nécessité d’y prêter attention pendant l’échange
didactique. |